Programme

Le programme de notre école comporte différentes unités de valeurs. ­Certaines exigent un niveau technique suffisant, d’autres seront récurrentes tout au long de l’évolution du pratiquant... Quelle que soit la partie du programme travaillée, celle-ci est de fait complémentaire au contenu de ce même programme. L’étude des positions ainsi que de l’atemi waza ­(ensemble des techniques de frappe) est bien évidemment décisive et indispensable pour assimiler le programme.

 

Notre vision des arts martiaux nous pousse à promouvoir et enseigner la forme traditionnelle de ceux-ci. Celle du Bujutsu qui a donné naissance au XXe siècle aux techniques en Do que nous connaissons aujourd’hui : Ko-Budo, Judo, ­Aïkido, ­Karate-do… Nous ne préparons pas les membres de notre école dans l’optique de participer à des compétitions. L’enseignement s’en trouve grandement influencé. En quelques mots, notre programme pourrait se résumer de la sorte :

 

• travail des armes (Bo, Tambo, Tonfa, Tanto, Ken…),

 

• atemi waza (techniques de frappe de toutes les armes

  naturelles du corps),

 

• les techniques de projections (nage waza),

 

• les techniques de clés (kansetsu waza),

 

• le travail au sol (ne waza),

 

• les techniques de contrôles, de relevages

  et de transports,

• les techniques de défense avec ou sans armes contre

  un ou plusieurs agresseurs,

 

• comment intervenir pour porter assistance

  à une/des personne(s) agressée(s).

 

Lorsque vous découvrirez ce programme, vous constaterez par ailleurs que la volonté initiale du bujutsuka à renoncer et éviter le combat tant que faire se peut est avérée. Aussi, dans la quasi totalité des unités valeurs, une attitude pacifiste est adoptée en début d’exercice. Celle-ci symbolise la paix intérieure et la maturité émotionnelle du pratiquant. Elle vise à lui faire prendre conscience des enjeux de la situation et des conséquences ­éventuelles de ses actes.

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Présentation du programme jusqu'au shodan (ceinture noire)

Travail à mains nues

Autant pour l’activité au dojo que pour la vie de tous les jours, il est ainsi primordial de savoir se réceptionner sans se blesser en cas de chutes, voire même de chuter volontairement lorsque la situation s’y prête... Contrairement aux formes sportives des arts martiaux, la chute n’est pas synonyme de défaite... Elle peut d’ailleurs même s’avérer stratégique voire salutaire.

L’apprentissage de cette unité de valeur commence par les roulades ‘‘avant’’ ainsi que les chutes latérales... 10 katas permettent d’aborder tout un ensemble de situations mettant en valeur les to jinho.

 

 

Goshin ho no geiko : Yaku soku geiko

1ère série (2 séries au total)

 

Ils sont au nombre de 18 dans la 1ère série. Ce sont des mises en situation visant à préparer le bujutsuka à faire face à une multitude de situations différentes (tentative d’encerclement latérale, saisie par l’arrière, tentative d’étranglement de face...) que l’on pourrait définir comme étant des agressions ‘‘basiques’’ (dans un contexte non sportif). Cette unité de valeur a pour but de sensibiliser le pratiquant à des situations non conventionnelles, telles qu’elles pourraient l’être en cas d’agression. Ces exercices anciens ont été conçus autour des principes parade - ­riposte - projection (ou amené au sol) - contrôle. Position corporelle constamment équilibrée, regard périphérique et gestion de l’environnement sont autant de notions (qui se retrouvent dans chaque unité de valeur du programme) que le bujutsuka apprendra ainsi à faire siennes et développer.

Cette unité de valeur comprend notamment l’apprentissage des principes et des techniques de projection ainsi que les bases du travail au sol. Celles-ci s’avèreront indispensables pour aborder ultérieurement l’unité de valeur « relevage-transport / ridatsuho » véritable spécificité technique de notre école (niveau 2e Dan).

 

A noter : les yaku soku geiko (en liaison debout-sol) ne se pratiquent que si l’agresseur est seul et ces techniques ne sont pas enseignées aux moins de 16 ans.

 

 

Les katas kumite 1ère série

(4 séries au total)

 

Les katas originaux se pratiquent à 2 et sont composés de techniques échangées par les 2 partenaires. Créés par Senseï Hironori Ohtsuka pour faire partie de son enseignement combat, les katas kumite (4 séries) sont intégrés comme « cheval de bataille » de notre école d’arts martiaux ­traditionnels japonais.

 

Au nombre de 12 dans la 1ère série, ils font appel à l’ensemble du bagage technique requis pour le grade de « Monshi » (équivalent ceinture noire 1er Dan) et sont axés autour des principes parade - ­riposte - projection - clé - amené au sol et contrôle. Les balayages, comme les autres nage waza (techniques de projection) ou ­kansetu waza (techniques de luxation), y tiennent une très grande place. La 1ère série est généralement enseignée à partir du grade 2e ou 1er kyu (ceinture marron).

 

kihon-ippon-kumite

Les katas / taikyoku

 

Ils sont au nombre de 12. Initialement conçus à l’attention des enfants, ils permettent de former le corps, de travailler les transferts de position, les blocages de base, ainsi que les différentes techniques de percussion (frappes pied-poing). Les katas sont par ailleurs pour le pratiquant un moyen de ­travailler seul et d’améliorer sa forme de corps. Celle-ci sera en effet ­prépondérante dans la progression du bujutsuka débutant.

 

 

Les kihon ippon kumite 1ère série

(2 séries au total)

 

Travail codifié de blocages enchaînés d’une contre-attaque sur place, ils se pratiquent à 2. Les séquences sont prédéfinies et annoncées par celui qui porte l’attaque. Uke, nom générique de la personne qui ‘‘subit’’ une attaque ou situation voulue, est donc prévenu du type d’attaque, de la cible définie... 17 séquences (9 attaques de poing et 8 de jambes) composent la 1ère série de cette unité de valeur. A noter : pour ce premier niveau, ce travail s’effectue de la même manière à droite qu’à gauche, et ce indépendamment que l’on soit droitier ou gaucher. Ce ne sera notamment plus le cas par la suite où seul le côté ‘‘fort’’ du pratiquant sera travaillé…

 

 

Les to jinho / katas de chutes

 

Communément appelé ‘‘art de l’esquive’’, l’apprentissage des techniques de chute est très important. Sont ainsi concernés roulades, réceptions, sauts, amortis… vers l’avant, latéralement et sur l’arrière. Plusieurs principes s’appliquent à ces chutes notamment le fait de bloquer sa respiration au moment de l’impact au sol (la contraction protégeant les organes internes) et de rentrer la tête (menton contre poitrine) afin que celle-ci évite tout contact avec le sol…

Travail des armes

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Les katas / bo-jutsu

 

Ils sont au nombre de 6. Comme pour le travail à mains nues, ils étaient initialement conçus à l’attention des enfants. Ils permettent de former le corps, de travailler les transferts de positions, les blocages de base ainsi que les différentes techniques de percussion (frappes). Comme pour les katas à mains nues, ils représentent pour le pratiquant un excellent moyen de ­travailler seul et d’améliorer ainsi sa forme de corps. Celle-ci sera en effet ­prépondérante dans la progression du bujutsuka à ses débuts.

 

 

Les bo kumite

 

Sur le même mode qu’à mains nues, c’est un travail codifié de blocages ­enchaînés d’une contre-attaque sur place, ils se pratiquent à 2. Les ­séquences sont prédéfinies et annoncées par celui qui porte l’attaque. Uke, nom ­générique de la personne qui ‘‘subit’’ une attaque ou situation voulue (en opposition à Tori, celui qui exécute l’attaque), est donc prévenu du type ­d’attaque, de la cible définie... 16 séquences composent cette unité de valeur.

bo-kumite
nihon-bujutsu

Les bo dori

 

Ce sont les défenses à mains nues contre un adversaire armé d’un bâton long. L’étude de cette unité de valeur permet la mise en application de l’intelligence des personnes savant manier les armes. Il est en effet indispensable de connaître le fonctionnement et les principes d’utilisation d’une arme pour pouvoir espérer avoir « une » chance face à quelqu’un qui est armé. Des principes de défense et de déplacement très intéressants et efficaces sont à apprendre de ce travail… principes qui s’appliquent bien évidemment aux situations à mains nues, mais leur origine est belle et bien liée au travail des armes… 17 séquences composent ce chapitre.

 

 

Les bo no tsukai

 

Ce sont les défenses, armé d’un bo, contre un adversaire sans arme notamment lorsque celui-ci tente de se saisir de l’arme par la main, 5 séquences composent cette étude.

 

Kata supérieur de bo : shushi no kondai

 

 

A l’image des katas d’initiation, il débute sur un mouvement défensif signifiant une ultime demande de paix. Les mouvements préparatoires servent quant à eux à contrôler sa respiration et à conserver son calme avant le combat imposé. Bien plus long et comprenant beaucoup plus d’enchaînements que les katas de base, Shushi no kondai est composé de séquences que l’on retrouve dans les différentes unités de valeur relatives au travail du bo. C’est en quelque sorte la synthèse de l’apprentissage de la première arme de notre école. Il est travaillé à compter du 5e Kyu et est à présenter régulièrement par partie (de 5e à 2e Kyu) et en entier pour le ­passage du shodan (ceinture noire) lorsque le pratiquant est 1er Kyu ­(ceinture ­marron).

bo-jutsu-illkirch-bujutsu

D’autres armes sont travaillées par la suite une fois le bo maîtrisé. Si le bo est la première arme enseignée, c’est pour

les raisons suivantes :

 

- encombrante et longue (environ 1,80 m), elle est peu pratique d’utilisation pour le pratiquant. Cela limite considérablement son emploi à ­mauvais escient si davantage une personne devait être mal intentionnée…

 

- par sa longueur et son poids, son maniement implique une bonne ­utilisation du corps et une posture équilibrée. Arme très exigeante, notamment pour les débutants, elle permet de sensibiliser le pratiquant à l’importance de maîtriser son corps aussi bien sur place que pour se ­déplacer.

- elle permet de travailler la notion de latéralisation au niveau des déplace-

ments, des pivots sur place… Même pour les adultes, c’est souvent très bénéfique.

 

- d’une taille « officielle » d’ 1,82 m,

elle permet ainsi au pratiquant de se confronter à la notion de ­distance

« longue », peu ­habituelle. A l’usage

il se familiarisera avec celle-ci, jusqu’à

la « maîtriser ». Ce sera alors un avantage certain pour le bujutsuka notamment concernant le reste de son apprentissage du Bujutsu.

A savoir

Mardis & vendredis soirs 19h30/22h DOJO MESSMER de l'Ecole du Centre   /   3 Place de la Mairie - 67400 Illkirch-Graffenstaden

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